Dimanche 15 janvier 2006
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First things first, n'oublions pas le logement. Je suis installée - et fort bien- depuis dix jours dans la 'Republique de Takoma'.
Et pourquoi 'la Republique de Takoma' vous demandez-vous ? Cela a a voir a la fois avec le lieu objectif et le regard que portent mes colocataires sur lui. Takoma Park est une commune de la banlieue nord de Washington, connue de longue date - au dire des locaux - pour sa population progressive. Les pancartes 'wedding for all our neighbours' or 'we want peace' fleurissent - et le premier slogan vous parait peut-etre encore passablement obscur ? La ville en elle-meme se compose de collines boisées couvertes de maisons en bois, et on peut croire Laura sans peine qui assure que c'est magnifique au printemps. On s'habitue vite a la surfrequentation des ecureuils, reste que entendre un pivert en action fait diablement plaisir.
Laura et Joshua sont les deux autres locataires : apres plusieurs vies, ils sont désormais pour l'une enseignante d'anglais seconde langue aux enfants immigrées et professeur de yoga, et pour l'autre rédacteur au journal en ligne 'alternet'. Journal que vous pouvez d'ailleurs consulter pour des articles sur la politique étrangere et les affaires intérieures des Etats-Unis. Qualité inégale de redaction mais de nombreuses perles aussi, ne serait-ce que pour sourire et fremir face a l'actualité - * voir plus-haut pour pour une citation de ce jour.
Dans une de ses vies précedentes Laura a contribué a fonder ce qui est un des centres nerveux de la ville, Le Co-op, comme 'cooperative' et comme supermarché. Le lieu s'est largement institutionnalisé depuis une vingtaine d'années, mais reste un lieu bio, profondément inséré dans la vie locale, et riche d'étalage de 'bulk products' a faire palir d'envie nos commerces. Les bulk lines proposent des produits en vrac que l'on achete en quantité désirée : on retiendra tehine, aromates, café, tomates sechées. Le prix etant fixé 'per oz' reste assez inévaluable, mais qu'importe a ce niveau.
Ah, n'oublions pas le défaut de Takoma. C'est ce qui fait aussi sans aucun doute que la communauté n'a pas subie la 'gentrification' de Georgetown : la distance au centre-ville. Dix kilomètres, vingt-cinq minutes de métro, cela semble raisonnable... mais reste trop au quotidien, et notamment en soirée quand les rames se font rares.
Demmenagement donc prochain au centre !